UdS se serre la ceinture

L’Université de Strasbourg, UdS pour les intimes, va mal. La première université à avoir bêta-testé la gestion décentralisée de la masse salariale (loi LRU avec le « L » qui veut dire Liberté) est aussi la première à en expérimenter les vicissitudes. Le fonds de roulement surfe régulièrement sur son plancher bas et la menace d’une mise sous tutelle par le rectorat plane telle une épée de Damoclès.
Nous avons récemment reçu une nième injonction de notre prez à faire des économies. Cette fois-ci ça va mal. Après les postes gelés (départs à la retraite non remplacés), la suspension de la jouvence du matériel pédagogique, la limitation des heures complémentaires et la restriction des budgets récurrents des laboratoires, il faut maintenant s’attaquer à la graisse du mammouth qui a depuis longtemps perdu toute son ossature. Après avoir compressé au maximum l’essentiel, on s’attaque maintenant au superflu. Dans le désordre: voyager en seconde classe, voler en classe éco (je découvre par cette occasion qu’il y a des collègues qui voyageaient en business, avant) éteindre les ordinateurs le soir, limiter les frais de restauration à 25 euros par personne (quand on invite des collègues étrangers pas pour la cantine de midi évidemment), y aller mollo sur le chauffage, n’acheter que des ordinateurs agréés par le service des marchés (= plus chers et moins performants qu’ailleurs parce qu’on n’a pas les moyens de payer des négociateurs chevronnés)… bref que du bon sens. On nous a même chiffré les économies envisagées et c’est vrai que dans l’absolu ces valeurs donnent le tournis. Rien à redire donc à part peut-être se demander pourquoi attendre presque cinq années avant de commencer par le début ?

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