Le quinzième monde

Un monde futuriste où le paraître a pris le dessus sur l’être, jusqu’à son paroxysme.

Extrait

Parmi ces anges, il y en a un qui brille plus que les autres. Son visage de reine persiste dans ma mémoire, jusqu’à l’obsession. Ses traits si purs m’aspirent vers un infini de beauté, loin, au-dessus de tous les nuages. Pourquoi elle ? Pourquoi ce sentiment vertigineux de la connaître déjà ? Elle vint à moi plusieurs fois en rêve. Nous parlions comme des amis de toujours. Les vies sont-elles faites de rencontres sans cesse renouvelées ? Elle est là devant moi, et ne me connaît pas encore dans ce monde. Elle danse et rit, dans une dimension qui paraît lui appartenir, semblant ignorer tout de ce qui l’entoure. Elle ne croise même pas mon regard, pourtant posé sur elle.
Il faut que je pénètre dans sa bulle. Sans un mot, je plonge mes yeux dans les siens. Le bruit s’estompe doucement et une vague immense me transporte loin de cette cave, dans un déferlement de bonheur. Elle me sourit. Le regard suffit, nul besoin de parler. Je suis émerveillé. Nous restons là de longues minutes, hors du temps.
Son visage est un hommage à la beauté. Sa bouche, ses yeux, tous ses traits se rejoignent dans un même mouvement d’absolue pureté. Son regard exprime la force tandis que ses lèvres suggèrent la douceur, tout en elle est harmonie. Elle est parfaitement immobile. Son regard est si intense, j’ai l’impression qu’il me traverse. Je flotte dans un autre monde, plus haut, plus beau.
Nous nous dirigeons vers la sortie. Dehors le calme soudain nous entoure. Un vent doux et caressant s’est levé. Il joue avec ses cheveux qui scintillent sous les pâles lueurs de la nuit. Nous sommes si proches maintenant que j’en ai le vertige. L’impression de ne former plus qu’un avec l’autre, de ne plus être soi-même.
— Rendez-vous au quinzième monde ? Nous y serons tranquilles avec le ciel pour seule limite.

Mon premier roman.

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